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Fudoh : the new generation

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les avis de Cinemasie

6 critiques: 2.79/5

vos avis

39 critiques: 3.33/5



Ordell Robbie 1.5 De moins en moins passionnant sur la longueur.
Xavier Chanoine 2 Mauvais, mais rigolo!
Marc G. 3 Un bon gros délire manga, inégal mais fun
Ghost Dog 3 Decrescendo
drélium 3.75 Ouiiiii !
Chris 3.5 Un délire non-stop
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Mauvais, mais rigolo!

Adapté d'un manga culte, le Fudoh de Miike n'en demeure pas moins raté et décousu au possible, tout en étant dans sa finalité, rigolo et débridé. Tout y passe, même les séquences les plus douteuses (une habitude chez le cinéaste), dans un esprit des plus illogique et surréaliste. Des séquences ratées, on en y trouve à la pelle. Des séquences barrées, de même, simplement chez Miike tout passe plus naturellement tant l'homme fait preuve de maladresses dans la plupart de ses oeuvres. Fudoh n'échappe pas à cette constante et multiplie les clichés du cinéma pop rock rebelle voir anarchiste. On y trouve des serial killer tenaces et surpuissants, des fausses collégiennes psychopathes et adeptes du snipe (d'autres utilisent des épines vaginales, sic), bref du déjà vu. A trop vouloir jouer dans le registre du surréalisme et la parodie involontaire de yakuza eiga (la satire sociale passant définitivement à la trappe), Miike se prend un peu les pieds dans son propre fourre-tout d'idées -une nouvelle fois- sous exploitées et arrive même à tourner en rond (un comble!).

Bien entendu, adaptation de manga oblige, l'ensemble jouit d'une ironie et d'un je-m'en-foutisme total tant les personnages sont grossis à l'extrême (tout comme les situations). Plutôt violent et doté de scènes d'une vulgarité inouïe (le passage à tabac d'une des élèves entre autre), Fudoh fait la part belle au gore qui tache (un boss qui éjecte des litres de sang par sa bouche jusqu'à inonder sa limousine, décapitations avec insistance) sans pour autant épater sa clientèle par sa réalisation plate, dénuée de toute qualité. L'éclairage brille par son absence (si je puis dire) puisque la majorité du film se déroule dans des pièces sombres et vides. La mise en scène ne fait pas non plus preuve d'originalité, c'est à peine si Miike s'endort sur ses lauriers lorsqu'il cadre ses protagonistes. Un potentiel gâché pour on ne sait quelles raisons, une nouvelle fois.

Esthétique : 2/5 - Mise en scène sympathique malgré le manque de clareté des décors. Musique : 1/5 - Du rock trans' impersonnel en guise de musique. Interprétation : 3/5 - Pas trop éxagérée, l'ensemble reste très hétérogène. Scénario : 3/5 - Adaptation libre du manga : du grand n'importe quoi.



12 août 2006
par Xavier Chanoine




Decrescendo

Comme souvent chez Miike, de bonnes idées un peu provocantes illuminent ses œuvres, mais sont contrebalancées par un délitement de l’intrigue et une incapacité chronique à raconter une véritable histoire du début à la fin, sans doute dus à une nonchalance patente. Dans Fudoh, on a ainsi droit à un teenage movie décalé où un lycéen est chef de gang, ses hommes de main ont 8 ans, son garde du corps est une sorte d’énorme nippo-hawaïen qui écrase tout ce qui bouge, et son bras droit est une guerrière qui élimine ses ennemis en éjectant des fléchettes empoisonnées depuis son vagin… Mais mis à part ces gags qui occupent délicieusement la première partie du film, il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent jusqu’à la scène finale dont le dénouement est sans surprise une queue de poisson, symbole de la dérive désinvolte de l’écriture.



29 mars 2005
par Ghost Dog




Ouiiiii !

Miike's in the house (et really in the house pour le coup) pour nous en mettre plein la tête avec éclate garantie. Petit passage à vide pendant le quatrième et le sixième quart d’heure pour des longueurs très typique de Miike avec dialogues creux et moments suspendus inutiles, mais le tout tient oh combien la route pour une fois. Miike sait rester convaincant quant au déroulement de l’histoire et à la mise en relation somme toute succinte mais efficace des personnages, pour mieux se lâcher lors des scènes d’action totalement frappées et jouissives. A la différence d’un Red to kill ou même d’un Ebola syndrome, ou même d'autres Miike trop déséquilibrés entre la lenteur et l'action, l’éclate visuelle est bien là de bout en bout. Ici on ne fait pas les choses à moitié, l’amoralité ne se fait pas dans les mots ou dans une volonté bidon de nous mettre mal à l’aise mais bien dans l’action, ce qui n’apporte que plus de force au récit qui sait garder sa cohérence. On peut donc apprécier pleinement les deux côtés du film, le récit sérieux et construit (mais toujours très ironique) et l’éclate pure et simple parsemé d'humour noir. Très conseillé.



24 mars 2003
par drélium




Un délire non-stop

Ce film a tout. Tout ce que l'otaku de base attend a priori d'un film, d'un spectacle visuel et d'une adaptation d'un manga ultra-violent pour djeunz en mal de sensations fortes.

Des bastons et des règlements de compte bien délirants ? Le film en regorge. L'ouverture avec le toujours excellent Mickey Curtis est un modèle du genre : deux tireurs perforent de milliers de balles un pauvre diable qui n'avait rien demandé à personne (ou presque) et qui décidemment ne veut pas mourir. C'est à peine plus exagéré que Score !

Des mises à mort goriginales ? Il n'y a qu'à voir l'exécution de ce pauvre Yakuza qui déguste une bibine tirée tout droit d'un bon vieux Street Trash : il finit comme les pauvres clochards de ce -hum!- chef-d'oeuvre et se transforme en soupe gore.

De quoi titiller la libido d'ados ? Ah ces fameux gros plans ou contre-plongées sur les petites culottes ou mini-jupes ! Ou cette séquence saphique entre une prof et son élève ! Miam !

Tout cela cependant aurait pu facilement donner dans le graveleux, le pur film d'exploitation fait à la chaîne si Miike n'avait pas su insuffler une énorme dose d'ironie. Tout est si exagéré, si imaginatif, si bis, que l'auteur joue avec les instincts les plus basiques et les clichés qui vont avec pour les dynamiter et les (re)dynamiser. Appliquant les formules du cahier des charges mais refusant toute facilité de ce chemin balisé, Miike joue.

On reste heureusement loin de la parodie, et le récit reste haletant (ah la dernière image, sublime !). L'accumulation de délires permet au spectateur de se poser des questions sur ses propres attentes et désirs face à de tels produits (généralement vidéos au Japon). Le hic est que quand l'histoire à proprement parler reprend ses droits le rythme retombe aussi vite...



13 mars 2001
par Chris


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